Réunion du 20 octobre 2004


INTRODUCTION/TOUR DE TABLE

La réunion a commencé par un tour de table afin de présenter un nouveau membre : Bernard Deloffre. Bernard est le nouveau Directeur de Dow AgroSciences à Lauterbourg. Il remplace Robert Quak qui a accepté d’autres responsabilités au sein de Dow Chemicals en Belgique.

1) CONSTRUCTION DE LA NOUVELLE UNITE DE PRODUCTION DE DITHANE® GRANULE

Rappel des raisons de ce projet :

Pour faire face à une demande croissante en Dithane® Granulé sur le marché mondial, Dow AgroSciences a décidé d’accroître sa production de granulés sur le site de Lauterbourg, sans pour autant augmenter sa capacité de production totale. Ceci se fera en convertissant une partie de la production actuelle de Dithane® poudre dans le nouveau process.

La nouvelle unité a été construite de mars 2004 à octobre 2004 et représente un investissement de 17 millions d’euros.

Les premiers essais de produit sont prévus pour le mois de décembre 2004.

Outre le doublement de la production de Dithane® Granulé et l’amélioration des caractéristiques physiques du produit, cette nouvelle unité permettra des améliorations à bien d’autres égards :
· Réduction de la consommation d’énergie grâce à la réduction des équipements par une simplification du process de fabrication.
· Réduction de la consommation d’eau : moins d’eau pompée dans la nappe pour refroidir les installations grâce à l’utilisation d’un groupe frigorifique.
· Réduction des rejets aqueux : moins d’eau nécessaire pour le rinçage des équipements.
· Réduction des rejets atmosphériques : la production des granules génère beaucoup moins de poussières que le Dithane® poudre.
· Réduction des nuisances sonores grâce à des matériaux de construction choisis dans cette perspective.
· Réduction des risques opératoires : le nouveau process utilisera la vapeur produite par les unités de production du site. L’utilisation du four à gaz n’est plus nécessaire.


2) PROJET DE REMPLACEMENT DU FILTRE BIOLOGIQUE BIOWAY

a) Avancement du projet

Rappel sur les raisons du remplacement
Les odeurs d’H2S (œufs pourris) proviennent de Dow AgroSciences. Or la politique de la société veut ZERO plainte pour odeur.

Pour résoudre ce problème, le site a construit il y a environ cinq ans une installation biologique appelée Bioway. Basé essentiellement sur l’action de bactéries, le Bioway avait permis une forte réduction des odeurs d’H2S. Mais au fil des années, les bactéries n’ont pas résisté et l’efficacité de l'installation a fortement diminué. Aujourd’hui, la dégradation de l’installation est irréversible et nécessite un changement complet.


Après l’étude de plusieurs systèmes alternatifs, le Bioway s’était avéré rester la solution la plus efficace et Dow AgroSciences avait de ce fait choisi d’améliorer le système existant.

Les optimisations consistent à améliorer le système d’arrosage des bactéries, à élargir et renforcer les supports sur lesquels les bactéries reposent, à introduire une nouvelle génération de bactéries et à installer un laveur à la soude à la sortie du système pour en renforcer l’efficacité en cas de pics d’émissions.


Planning de remplacement
Fin juillet 2004, le Bioway a été arrêté puis démonté. Le nouveau système sera installé progressivement jusqu’au premier trimestre 2005. Le démarrage est prévu pour le deuxième trimestre 2005 avec une montée en efficacité progressive. Lorsqu’il sera opérationnel, les odeurs d’H2S ne devraient plus être qu’un mauvais souvenir pour nos communautés voisines.



b) Protection de la santé

L’installation du nouveau système ne pouvait se faire sans une phase de démontage de l’ancien. Ainsi, jusqu’au démarrage du nouveau Bioway, les nuisances olfactives risquent d’augmenter.

André Burgmeier, médecin du site de Lauterbourg a expliqué que bien que gênantes, ces odeurs ne présentent aucun risque pour la santé des salariés et des riverains du site. Les seuils de détection olfactifs des produits sont très inférieurs aux seuils toxiques.
Une étude d’impact avait été menée en 2001 dans le cadre de la demande d’autorisation d’exploiter du site. Dans le cadre de cette étude, les dangers potentiels ont été évalués, ainsi que les indices de risques basés sur des valeurs toxicologiques établies par des organismes spécialisés. L’indice de risque global est dû à 90% aux émissions d’H2S. Or même sans traitement d’H2S et avec une production maximale, cet indice reste en dessous du seuil d’impact pour le voisinage. La mise en place du projet abaissera encore fortement cet indice de risque et permettra d’éliminer toute nuisance olfactive.

3 ) DATE DE LA PROCHAINE REUNION

· 23 mars