Réunion du 24 mars 2004

INTRODUCTION / TOUR DE TABLE

La réunion a commencé par un tour de table, afin de présenter deux nouveaux membres : Madame Dreyfuerst, qui représente les femmes au foyer et Monsieur Weßbecher, qui représente le Bade Wurtemberg.


LEGIONELLOSE

Cette maladie est apparue pour la première fois aux Etats Unis en 1976 pendant un congrès d’anciens combattants. La contamination qui a entraîné une trentaine de décès provenait des fontaines de l’hôtel.
La bactérie a été identifiée en 1977. Des épidémies se sont déclarées régulièrement depuis lors. La dernière en date est celle survenue cette année au Pas de Calais et qui a causé 13 décès. Cette contamination a été attribuée à la tour aéroréfrigérante de Noroxo, une entreprise chimique.

Qu’est-ce-que la légionelle ?
La légionelle est une bactérie présente dans l’eau. La Légionella Pneumophila en est la forme dangereuse la plus fréquente.

Développement
La bactérie se développe aisément à des températures comprises entre 20 et 60°C, et encore plus idéalement entre 25 et 45°C, ce qui correspond principalement aux douches et aux tours aéroréfrigérantes. Mais sont également concernés les stations thermales, les fontaines décoratives, les bains bouillonnants et les systèmes de climatisation.
Le développement de la bactérie est davantage favorisé par le mauvais entretien des équipements et canalisations dans lesquels se forment tartre, corrosion et algues.

Contamination
La contamination se fait par inhalation de gouttelettes d’eau (aérosols), mais la maladie ne se transmet pas entre individus.
Le taux de mortalité en cas de contamination atteint les 10 à 15%.
La maladie a une période d’incubation allant de 2 à 10 jours.
Les personnes fragilisées sont les plus exposées (âge, maladies respiratoires, diabète…)
Les différents types de symptômes après 3 à 7 jours :
- Pas de symptôme.
- Infection respiratoire du type bronchite.
- Pneumonie.

Signes cliniques

Fièvre de Pontiac (genre de grippe) : guérit en quelques jours

- Forte fièvre et frissons
- Douleurs musculaires
- Maux de tête
- Vertiges
- Diarrhées


Légionellose : Décès dans 10 à 15% des cas

- Fièvre élevée et frissons
- Douleurs musculaires
- Maux de tête et malaise
- Diarrhées
- Douleur thoracique
- Toux (crachats sanglants purulents) et essoufflement
- Insuffisance rénale
- Confusion mentale


Diagnostiquée à temps, la légionellose se soigne facilement avec un traitement antibiotique.


L’industrie face à la législation
L’exploitant est responsable vis-à-vis des autorités. Il doit selon la législation : « Prendre toutes les dispositions afin que le système ne soit pas à l’origine d’émissions aériennes d’eau contaminée par la légionella ». Il a des obligations à respecter en termes de maintenance et d’entretien de ses équipements, de protection de son personnel et de conception de toute nouvelle installation.
Au moins une fois par an, l’exploitant doit procéder à une désinfection efficace vis à vis des légionelles. Un suivi documenté est en outre exigé et en cas de taux critique, les systèmes de refroidissement doivent être stoppés, vidangés et traités jusqu’à ce que la teneur en légionelles soit acceptable.


Mesures prises sur le site de Lauterbourg
Rohm and Haas ne traite pas ses systèmes qu’une fois par an, mais en continu toute l’année. Conformément à l’arrêté préfectoral qui le régit, le site respecte toutes les directives se rapportant aux tours aéroréfrigérantes. Un laboratoire externe mesure régulièrement les taux de légionelles sur prise d’échantillons.
Le site a mis en place des procédures de suivi pour vérifier la qualité des eaux de refroidissement et les opérateurs y ont été formés.


La prévention chez soi
Pour prévenir la présense de légionelles chez soi, il est conseillé de :
· Détartrer et désinfecter les conduites, pommeaux de douches…
· Purger les circuits à l’eau chaude s’ils n’ont pas servi pendant une longue période.
· L’idéal est de maintenir les chaudières à 70-80°C. L’eau atteint ainsi une température de 60 à 65°C, ce qui permet de maîtriser la prolifération des légionnelles.
Mais attention aux risques de brûlures !

POINT SUR L’ARRETE PREFECTORAL DU SITE

Selon la loi de 1976, toute Installation Classée pour la Protection de l’Environnement, est soumise à autorisation préfectorale.

L’arrêté du site de Lauterbourg, qui datait de 1998 devait être modifié, notamment en raison de la vente de RohMax à Degussa, puis de l’arrivée de Dow AgroSciences sur le site. En attendant la préparation d’un nouvel arrêté, le site était régi par deux arrêtés provisoires : un pour Rohm and Haas et l’autre pour RohMax.

Que contient un dossier d’autorisation ?
Un dossier doit comporter une présentation du site, une description des installations et de tous les procédés, une étude d’impact, une étude de risques, une notice d’hygiène et sécurité orientée sur le personnel du site, un résumé non technique.

Les dossiers, pour les trois entreprises du site ont été réalisés en 2000 et 2001 et déposés à la préfecture à la fin de l’année 2001.

Différentes étapes ont eu lieu :
· Organisation des enquêtes publiques.
· Rédaction des prescriptions par les inspecteurs de la DRIRE.
· Passage devant le Comité Départemental d’Hygiène.
· Et finalement, fin janvier 2004, signature des trois arrêtés par le Préfet. Le site est donc régi aujourd’hui par 3 arrêtés préfectoraux.



DIVERS
Robert Quak, a annoncé un retard dans la réalisation du projet Bioway. Initialement prévue à la fin du 1er trimestre, la mise en place du nouveau Bioway se fera durant l’arrêt estival des installations.