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Réunion du 24 septembre 2003 INTRODUCTION / TOUR DE TABLE FONCTIONNEMENT DU COMITE CONSULTATIF : PRESENCE DES MEMBRES RESULTATS DU PROGRAMME DE SURVEILLANCE DE LA NAPPE PHREATIQUE (Jean-Louis PFENNIG) a) Bref historique de la décharge interne du site
· 1983 : Mise en place d’un programme de surveillance de la nappe phréatique · 1985 : Mise en place de puits de pompage au niveau de la décharge interne afin de piéger tout produit qui pourrait s’écouler vers la nappe · 1997 : Arrêt de l’utilisation de la décharge interne, et anticipation volontaire, de deux années de la date de fermeture légale prévue en 1999. · 1998 : Actualisation du programme de surveillance et étude détaillée des risques afin d’évaluer les impacts sur la santé et sur l’environnement. Le risque majeur étant le léchage de la décharge par la nappe. · 1999 : Fermeture de la décharge et mise en place d’ importantes mesures : - stabilisation de la décharge (pentes, système de drainage) - pompage en continu sous la décharge. - installation d’un réseau de surveillance : piézomètres. b) Résultats du programme de surveillance Pendant les 4 années de mesures (depuis 1999) tous les produits ont été identifiés et classés en cinq grandes familles : les solvants chlorés, les Bitex (benzène, toluène, xylène), les AOX, les métaux lourds. Aucun des ces produits n’a été détecté à l’extérieur de la décharge. Un produit a cependant été détecté dans la nappe : l’ETU, éthylène thiourée. C’est un produit de décomposition du Dithane. Ce produit peut provoquer des irritations, mais il n’est pas cancérigène selon les études menées sur le produit. Ce produit a diffusé vers la nappe avant la mise en place du pompage sous la nappe en 1985. Une modélisation de la nappe et de son écoulement a été faite, permettant de simuler la progression de l’ETU. Même les scénarios les plus pénalisants ont permis de conclure à l’absence de risques pour les populations allemandes et françaises. Les autorités françaises et allemandes ont été informées en toute transparence de la présence de ce produit. Un comité technique franco-allemand a d’ailleurs été créé pour surveiller l’évolution. Ce comité technique transfrontalier a décidé de mettre en place des piézomètres supplémentaires en Allemagne pour compléter le réseau existant. Il a été rappelé que toutes les actions depuis 1998 ont été décidées en collaboration avec la DRIRE. Fidèle à sa politique de transparence, le site a établi un calendrier de communication. Ainsi, outre l’évocation du sujet à la réunion du Comité Consultatif, le site a déjà informé les maires français et allemands, la population par le biais d’un communiqué de presse, et les salariés du site. Le Rapport de Développement Durable 2002 a également traité ce sujet et le prochain Rive-Rhin y consacrera également un article. ODEURS ET SANTE Sujet présenté par : Jean-Louis Pfennig – Responsable Environnement, Qualité André Burgmeier – médecin du site Bertrand Heidmann – Responsable Santé, Environnement, Sécurité chez Dow AgroSciences a) Le système d’enregistrement des plaintes La réduction des odeurs, qui représentent une nuisance pour nos voisins, est l’un des principaux objectifs du site de Lauterbourg. Un système a été instauré pour permettre aux riverains de nous adresser leurs plaintes 24h/24. A chaque appel, le Contre Maître d’Usine remplit un Formulaire de Réception des Plaintes. Sur ce formulaire, les odeurs sont classées en familles d’odeurs (ex : poisson rance, plastique chaud…), ce qui facilite l’enregistrement de la plainte et la recherche des causes. En effet, la description précise de l’odeur permet d’identifier rapidement le secteur qui pourrait être à l’origine de la gêne. Les secteurs de production disposent ensuite d’une check-liste qui leur indique de nombreuses vérifications techniques à effectuer sur les installations. Fin 1999, le site a mis en place un numéro vert, 00 800 16 26 36 46, qui permet aux riverains de signaler gratuitement toute gêne olfactive ou tout autre problème. Dès la mise en place de ce numéro, le nombre de plaintes a bien sûr augmenté, car les riverains ont dès lors su où s’adresser. Le nombre de plaintes a fortement baissé de 1999 à 2002, mais on a enregistré une recrudescence en 2003, notamment en ce qui concerne l’H2S. b) Odeurs et santé Par ailleurs, le site suit les rejets de 33 produits et leur impact sur la communauté voisine. Des seuils d’exposition de la communauté (ou seuils de la qualité de l’air) ont été fixés par des organismes indépendants. Ces seuils sont plus stricts pour les populations que pour le personnel d’usine, puisqu’il faut tenir compte de la présence de personnes de santé plus fragile dans la population (personnes âgées, nourrissons, asthmatiques…) Chaque année, les concentrations des rejets au niveau des habitations voisines sont calculées pour être comparées à ces seuils de qualité. Les concentrations, pour les 33 produits du site sont en dessous des seuils de qualité de l’air. Il n’y a pas de risque santé pour la communauté. c) L’H2S L’une des unités de production de Dow AgroSicences génère de l’H2S et du CS2. Ces molécules partent dans un condenseur, qui permet de récupérer le CS2. Par contre, l’H2S ne peut être condensé par ce système et requiert donc un traitement différent. Il y a quatre ans, le site a investi dans une nouvelle installation biologique appelée Bioway. Basé essentiellement sur l’action de bactéries, le Bioway avait permis une forte réduction des odeurs d’H2S. Mais au fil des années, les bactéries n’ont pas résisté. De 80% d’efficacité à son installation, le système n’atteint aujourd’hui plus que 40%. POINTS DIVERS |